CRUAUTES CONJUGALES
Un manque de reconnaissance flagrant de celles subies par les hommes

Par Michel THIZON, fondateur de SOS PAPA

 

La campagne intense de dénonciation des violences conjugales se poursuit dans nos grands médias sans que jamais ne soient évoquées celles subies par les hommes.

Cette "sélectivité" confirme la discrimination anti-hommes, anti-pères qui règne dans la société occidentale depuis quelques décennies. Car si trop de femmes sont victimes de violences conjugales, beaucoup d’hommes sont également victimes de cruautés mentales ou de violences.

Les différences entre hommes et femmes sont évidentes et il est facile d’admettre que les violences physiques sont plus souvent le fait des hommes, la nature les ayant dotés d’une musculature et d’un système hormonal qui leur donnent une supériorité physique et une agressivité qui n’a pas toujours besoin de l’alcool pour s’exprimer.

Néanmoins, les femmes ne sont pas en reste, pas toujours angéliques, et leurs armes, bien que différentes, peuvent également se révéler très efficaces et faire beaucoup de dégâts. Quand la haine et la vengeance les motivent, elles savent élaborer des plans redoutables.

Il est communément admis que les violences physiques commises par les femmes sont dix fois moins fréquentes. (à l’égard du conjoint, mais à l’égard des enfants elles sont nettement majoritaires ( * ).



(*) Rapport 2001 du SNATEM sur les  maltraitances aux enfants (Service National d’Accueil Téléphonique pour l’Enfance Maltraitée   - le n° Tél. «119»)

Les auteurs des mauvais traitements les plus fréquemment cités    sont les mères (48,1%). Les pères arrivent en seconde position avec un pourcentage nettement inférieur (27,4%).

Certaines sont aussi violentes que les hommes, telle cette épouse ceinture noire de judo qui a fait subir impunément de savants étranglements à son mari ou celle qui, faisant 130 kg, lui "rentrait dedans" sauvagement, le projetant au mur et lui donnait des coups de poings. Sans parler des violences par personnes interposées : l’amant que l’on excite pour lui faire "casser la figure" au père qui vient chercher ses enfants ou encore les cousins à qui l’on commande de défénestrer le mari qui fera trois mois d’hôpital.

Il y a aussi des violences physiques féminines qui sont "calculées", dans le cadre d’un conflit du divorce. Par exemple, M. reçoit successivement trois gifles appuyées au cours d’une discussion. Comme il ne répond pas à la première, les gifles suivantes sont de plus en plus violentes, jusqu’à lui faire très mal. Il finit par répondre à la dernière afin d’arrêter son épouse dans ses oeuvres. Il héritera ainsi deux mois plus tard d’attestations de personnes inconnues qui certifient que peu après être sortie de chez lui, son épouse avait des marques rouges de doigts sur la joue et un léger hématome près de l’oeil...!

Heureusement, aucun certificat médical n’ayant pu venir étayer cela, M. ne subira pas d’autres conséquences de la provocation et gagnera tout de même le divorce pour faute lancé par son épouse. Mais combien sont victimes de ces tentatives ? Le taux de 80 % d’hommes condamnés aux torts exclusifs dans les divorces pour faute contre seulement 20 % des femmes est très étonnant.

Mais beaucoup de conjoints moins calmes et moins avisés tombent dans le piège et se retrouvent lourdement condamnés. Toutes ces femmes, qui ont porté le premier coup, viennent bien entendu alimenter l’étude féministe qui clame que "Une femme sur dix est victime de violences conjugales".

Il y a pourtant aussi plus d’un homme sur dix qui est victime de cruautés mentales ou de violences conjugales.

En ce qui concerne les violences physiques, elles sont largement sous-estimées car il existe une pudeur d’un homme blessé par une femme. Tel ce père blessé par des coups violents et griffé qui n’a donné aucune suite ou cet autre qui a retiré sa plainte "pour calmer la situation" - sur le conseil des avocats- après avoir reçu un coup de couteau de cuisine dans le bras. Si un homme se présente au commissariat pour porter plainte pour des coups ou pour une gifle reçue, les gros bras de service lui rient au nez. Si une femme se présente dans les mêmes conditions, sa plainte est prise avec empressement, surtout avec une larme à l’oeil.

Si la brutalité et la domination physique, traits dominants chez certains hommes, sont sévèrement traquées désormais dans notre société, la perfidie et la cruauté mentale, traits dominants chez certaines femmes, sont encore largement tolérées.

Les cruautés subies par les hommes ne les conduisent pas, pour les plus horribles d’entre-elles, à l’hôpital mais à la morgue après suicide. Là encore les chiffres ne sont pas expliqués : beaucoup plus d’hommes que de femmes se suicident, de pères séparés que de mères séparées.

Car les cruautés de loin les plus répandues que subissent les hommes sont celles infligées aux pères au sujet des enfants.

80 % des hommes sont des pères dont 12%, séparés ou divorcés en situation conflictuelle sont victimes, tantôt de soustraction d’enfant avant le jugement, tantôt de chantage à une pension alimentaire anormalement élevée pour continuer à voir les enfants, de dépouillement par le paiement de prestations compensatoires astronomiques et peu justifiées (payées à 98% par les hommes divorcés, à 2% par les épouses) ou de déménagement volontaire à grande distance pour éloigner les enfants, de refus de présenter les enfants aux vacances, de dénonciation mensongère de violences, parfois même d’ignobles mensonges d’abus sexuel pour interrompre tout lien avec les enfants, d’innombrables formes de chantage, de dénigrement, etc. etc.

Le lecteur ajoutera les perfidies et cruautés mentales et affectives qu’il connait mieux que quiconque pour les avoir vécues ou vues dans son entourage immédiat.

Tout ceci se développe dans l’indifférence la plus totale. Ou pire, au lieu de trouver un soutien auprès des autorités et de la justice, un accueil et un traitement de leur situation avec l’intérêt qu’elle mérite, avec autant d’attention que pour les femmes victimes de violences qui, elles, font l’objet de tous les soins, ces pères sont souvent maltraités avec la complicité de fonctionnaires, d’acteurs sociaux ou de magistrats.

Ces comportements anti-père sont désormais profondéments ancrés dans la société occidentale (Ils ne sont pas moins criticables, méprisables ni anti-démocratiques que ne le sont certains comportements vis à vis des femmes dans le monde oriental...L'Occident n'a vraiment aucune leçon à donner à personne.). Ils ne résultent pas du hasard mais de trente années de dénigrement et d’incitation au mépris de l’homme (voir encadré ->) par une idéologie victorieuse de vengeance et de haine de l’autre sexe.

Des tabous doivent être levés et une prise de conscience urgente des effets pervers doit se faire dans toutes les couches de la société, à tous les niveaux du pouvoir, que celui-ci soit législatif, social, exécutif, judiciaire ou médiatique. A défaut la société ressemblera bientôt à un champ de bataille des sexes ou plus aucune valeur morale ne pourra pousser.

     

 

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"Pour la majorité des gens, parler d’hommes battus est incroyable, pourtant, la triste réalité est qu’il existe des hommes battus. Sauf que ceux-ci n’en parlent pas et qu’ils ne peuvent, contrairement aux femmes compter sur des ressources communautaires pour les aider à sortit du cycle infernal de la violence conjugale" (Sophie TORRENT)

 

Née en 1975 en Suisse, Sophie TORRENT est diplômée du Département social de l’Université de Fribourg. Elle a notamment fait des recherches sur la précarité des familles, est intervenue dans un point-rencontre à Lausanne, a mené un programme de lutte contre le mariage forcé au Burkina Faso.

 

 

 

 

 

 

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« Avant d’être physique, la violence se manifeste souvent de manière psychologique et/ou de manière verbale. Quoiqu’à ma connaissance aucune recherche scientifique n’ait été faite sur la prévalence de cette forme de violence, on admet que les femmes ont une longueur d’avance en ce qui concerne la violence psychologique et verbale.» (Yvon Dallaire)

 

 

 


TRENTE ANNÉES D’INCITATION AU MÉPRIS ET À LA HAINE DE L’HOMME

"Tous les hommes sont des violeurs, et rien d’autre." Marilyn French, The Women’s Room

"L’homme est une femme incomplète, un embryon avorté, incapable de recevoir ou de donner le plaisir ou le bonheur. " (Texte lu par l’actrice Delphine Sérig – film N & B des années 70)

"L’homme est le résultat d’un gène endommagé. Les hommes prétendent être normaux, mais tout ce qu’ils font, assis là, avec des sourires insignifiants dans leur face, c’est de produire du sperme. C’est ce qu’ils font tout le temps. Et ils n’arrêtent jamais. " (Germaine Greer)

"On veut bien admettre que c’est la peur de l’X, en eux, qui conduit la plupart des hommes à être des pères désastreux, durs ou violents, ..." (Le Nouvel Observateur, 7 août 1992, E. Schmela)

" Plus personne ne soutient que l’homme est le sexe fort. Au contraire, on le définit comme le sexe faible doté de nombreuses fragilités physiques et psychiques." "...D’abord la vulnérabilité génétique: l’homme ne possède qu’un seul chromosome X, celui-ci accuse tous les effets néfastes de tout allèle pathologique sur ce chromosome." " Par ailleurs, les psychanalystes savent bien que les perversions sont essentiellement masculines." (Elisabeth Badinter, XY p.58 à 60).

" Le mâle représente une variante ou une déviation d’une catégorie de femelles. Les premiers hommes étaient des mutants... Le sexe mâle représente une dégénération et une déformation de la femelle... L’homme: une forme de vie dépassée... Une créature ordinaire à surveiller... (A Feminist Dictionary, éd. Kramarae &Treichler, Pandora Press, 1985)Melbourne, 09.02.1996)

"Plus j’ai de renommée et de pouvoir, plus j’ai de possibilités d’humilier les hommes." (Sharon Stone à une émission de David Letterman)

"Les hommes ont eu 2 000 ans de domination ... C’est maintenant à notre tour. Mon seul commentaire face aux hommes qui n’aiment pas mes propos, c’est tant pis pour vous, et si vous vous mettez sur mon chemin, je vous écrase."  (Liberated Women, Boronia, Herald-Sun)



Rien à voir avec Simone de Beauvoir qui concluait ainsi «Le deuxième sexe»:

"C’est au sein du monde donné qu’il appartient à l’Homme de faire triompher le règne de la liberté ; pour remporter cette suprême victoire il est entre autres nécessaire que par-delà leurs différenciations naturelles hommes et femmes affirment sans équivoque leur fraternité. "

Copyrigt Asso SOS PAPA  78 - 2004    www.sos-papa.net