14 mars 2003
Lassociation SOS
PAPA dénonce : " Allégations mensongères
dabus sexuels : manipulation et désinformation sur France 2 "
" Envoyé spécial " du 13 mars 2003 : A
propos des Pères faussement accusés dabus sexuels dans les divorces, en fin
démission, la présentatrice déclare que les associations de défense de
lenfance rappellent que 92 à 98 % des cas dinceste sont vrais selon un
rapport officiel. Or ce rapport affirme au contraire que 35 à 60 % des accusations dans
le contexte du divorce sont fausses.
1 - Télévision : France 2 " Envoyé
spécial " jeudi 13 mars 2003
Divorce : L'arme du soupçon : Reportage sur des
situations de pères accusés dabus sexuels dans des affaires conflictuelles de
divorce et de séparation.
Commentaire de la présentatrice en fin de reportage :
" Bon nombre dassociations qui
protègent les enfants contre toutes formes de violences se sont émues de la diffusion de
ce reportage. Elles nous ont dailleurs demandé de rappeler un chiffre : 92 à 98 % des cas dincestes sont vrais. Un chiffre extrait du rapport sur les violences en famille réalisé en 97 par
lInstitut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure. "
A propos de cette émission :
Copié du site de France 2 : http://www.france2.fr/semiStatic/61-138-NIL-15104.html
ENVOYÉ SPÉCIAL
Guilaine Chenu et Françoise Joly
Tous les jeudis à 20h55
A travers reportages et entretiens, le magazine de la Rédaction de France 2 présenté
par Françoise Joly et Guilaine Chenu aborde tout ce qui fait lactualité. Tous les
jeudis à 20h55.
jeudi 13 mars
L'arme du soupçon
Un reportage de Michel Guetienne et Abdel Zouioueche
Les accusations d'abus sexuels sur des enfants en bas âge seraient-elles devenues un
moyen d'éliminer un conjoint lors des procédures de divorce ? De nombreux magistrats et
psychologues en sont aujourd'hui convaincus.
L'histoire est souvent la même. En pleine séparation conflictuelle, au retour d'une
visite de l'enfant chez le père, l'accusation tombe. Dans la majorité des cas, la
justice finit par "blanchir" le conjoint mis en cause. Mais la procédure prend
des années pendant lesquelles, par mesure de précaution, le conjoint est éloigné de
son enfant.
Durant plusieurs semaines, nous avons suivi quatre pères qui ont vécu à peu près la
même histoire. Ce scénario, qualifié par les Associations de défense de pères
d'"arme fatale", a pris une telle ampleur que la chancellerie s'en est emparé.
Sous l'impulsion de Marylise Lebranchu puis de son successeur Dominique Perben, un groupe
de travail a été constitué pour réfléchir à des mesures permettant d'endiguer ce
phénomène dit de "fausses allégations". Mais le dossier est brûlant, à un
moment où la société, après des années de silence, tente de faire la lumière sur les
nombreuses affaires de pédophilie et d'inceste quant à elles bien réelles.
2 - CONTENU REEL du rapport de
lI.H.E.S.I. " Violences en famille " p. 40 *
Accès au rapport au format pdf : http://www.ihesi.interieur.gouv.fr/ressources/fr/pdf_bdd_documentation/CS97_28_txt.pdf
" Quelle valeur accorder à la parole de
lenfant ?
(
) Aujourd'hui, la plupart des auteurs s'accorde à reconnaître le très faible
pourcentage de fausses allégations. J.Y.Hayez (1994)** parle d'un taux de fabulation ou
d'amplification des faits ne dépassant pas 3 à 8 %.
Ce chiffre s'accroît néanmoins considérablement dans le cas précis de "
révélation " amenée par un parent dans les litiges liés à la séparation du
couple ; pouvant aller de 35 à 60 % de faux
d'après A.Green (1986) " ***
* Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure
Ministère de lIntérieur
" Les Cahiers de la sécurité intérieure " n° 28 paris,
1997 : " Violences en famille ", page 40
(Chapitre : " Les lectures de linceste. Du signalement aux
remèdes " par Luce COHEN, psychologue, Paragraphe " Quelle valeur
accorder à la parole de lenfant ? ")
** HAYEZ (J.Y.)," Les abus sexuels sur les mineurs dâge
: inceste et abus sexuel extra-familial ", Psychiatrie de l'enfant ,1992,
vol.35, n °1, p.197-271.
*** GREEN (A.)," True and false allegations of sexual abuse in
children custody disputes ", Journal of American Child Adolescent Psychiatry ,
1986, vol.25, n °4, p.449-456.
Avertissement en Couverture du Rapport " Violences en
famille " :
" Les articles publiés dans les Cahiers de la
sécurité intérieure ne représentent pas une opinion de l IHESI et
nengagent que la responsabilité de leurs auteurs. "
Avant propos de Marcel LECLERC, " Violences en
famille ", page 5,
" La mesure de l'évolution de ce phénomène complexe
n'est pas facile. Le " chiffre noir "des violences intra -familiales est
d'abord le produit d'une certaine pauvreté statistique, mais aussi, de manière
structurelle, du caractère secret, intime, des relations incestueuses et des violences
conjugales. (
) Plusieurs auteurs illustrent ici les difficultés d'appréhension
statistique et proposent des modes alternatifs d'évaluation. "
3 - Rapport de la Commission denquête
du Ministère de la Justice (2002)
(Directions : Affaires criminelles et des grâces et Affaires civiles)
" Les allégations dabus sexuels sur mineurs sont
souvent invoquées par lun des parents, comme une arme pour être assuré
dobtenir la garde des enfants et léviction de lautre
parent. "
Ce rapport a été classé " confidentiel " au
ministère sous la pression des " associations de défense des
enfants ". Il na jamais été communiqué, malgré des demandes
insistantes, à SOS PAPA qui avait pourtant été entendu sur invitation de cette
commission.
4 Exemple dinterférences, contre des pères faussement
accusés, dune association de défense de lenfance.
a) - Arrêt de la Cour dappel de Versailles, 14
déc.1999 :
" (Extrait) :
Le ministère public considère et entend démontrer que
Mr P. L. est victime dune machination, demande à la Cour de noter le courage et la
sincérité du prévenu et sétonne que lassociation Enfance et Partage,
saisie par une partie au procès pénal ne sattache pas exclusivement à
lintérêt de lenfant conformément à ses statuts. (
) volonté non
équivoque ni ambiguë oralement exprimée de Mme I. C. de navoir recherché en Mr
P. L. quun géniteur et par la suite affirmé quelle léliminera et
quelle ira jusquà laccusation dinceste pour éloigner
définitivement Arthur de son père. "
b) - Après des années de procédure douloureuse, Mr B. C. obtient
en décembre 1997 la résidence de sa fille après avoir été accusé de viol sur
celle-ci, l'enlèvement de l'enfant par la mère et sa condamnation. Sous
linstigation dune avocate se prévalant de lassociation Enfance et
Partage ce père avait fait lobjet de pages entières dans de nombreux journaux et
magazines qui le présentaient comme un monstre. (cf. magazine " SOS
PAPA ", n° 36, page 11, déc. 1999)
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