MARIAGE : L'ATTRAPE-NIGAUDS
La réforme tant annoncée du
divorce avait été enterrée lors du départ de la gauche puis est ressuscitée sous la
droite en 2003.
Lors des consultations préliminaires au Parlement, l'introduction d'une nouvelle
procédure de divorce pour "rupture du lien conjugal" après deux ans de
séparation effective a amené certains à craindre que ce ne soit là l'introduction d'un
processus de répudiation.
La méconnaissance des
réalités du divorce par les élus qui sont censés établir des lois utiles aux citoyens
est affligeante et grave. En effet, le divorce "pour faute" est depuis
belle lurette un processus de répudiation à l'occidentale fort efficace autant que cruel
et injuste par l'utilisation de griefs mensongers qui forcent le divorce au détriment
d'un conjoint qui ne le souhaitait pas et n'avait par ailleurs pas grand chose de sérieux
à se reprocher.
Les quatre cinquièmes des divorces pour faute sont initiés par les épouses et
ceux-ci représentent 45 % des divorces.
Aucune étude n'a bien entendu jamais abordé le problème du divorce pour faute
mensongère, pratiqué pourtant à outrance par les avocat(e)s fort intéressé(e)s par
les honoraires améliorés qu'il procure. La proportion en est toutefois à l'évidence
énorme.
Ce sont donc des milliers et des milliers de répudiations (du mari en majorité
donc) qui ont lieu chaque année. Peut-être même quelques dizaines de milliers.
On est en droit d'être
scandalisé du fait qu'un Occident féminaliste qui a de telles moeurs se permette de
dénoncer de façon accerbe la répudiation orientale alors qu'elle pratique de façon
déguisée et hypocrite la même chose à bien plus grande échelle.
La réforme de 2004 soutient
un peu mieux l'usage de la médiation famililale et raccourcit le divorce dans certaines
procédure en passant de deux à une seule audience (le but essentiel inavoué est de
désengorger les tribunaux et d'alléger la charge des magistrats fonctionnaires...).
Toutefois, elle impose deux avocats pour cette nouvelle procédure.
Même dans le divorce par consentement mutuel, au moins un avocat reste encore
obligatoire. Il y a même eu un élu (Etienne PINTE, maire de Versailles, député des
Yvelines) pour tenter de faire avaler à l'Assemblée nationale de glisser dans la
nouvelle loi l'obligation de deux avocats dans toutes les procédures, y compris
consensuelles !
Les avocats sont-ils donc une profession si menacée et si miséreuse qu'il faille
trouver des artifices pour accroitre le pactole global que leur apporte le divorce chaque
année en France et qui s'élève dèjà à un milliard d'euros (plus deux cents millions
d'euros de TVA pour l'Etat).
Se marier aujourd'hui, pour
un homme ou pour un père est l'assurance d'être divorcé d'office, voire répudié de la
plus vilaine façon, une fois sur deux. Le taux de divorce a en effet atteint les 50 % des
mariages, à terme, depuis l'an 2000 environ.
Il devra être assez riche
pour ne pas se retrouver sur la paille car, à la paupérisation générale que provoque
la séparation (tout doit exister en double ensuite) s'ajoutent des frais et des
condamnations qui tombent presque toujpurs sur la tête du pauvre mari. C'est en effet à
75 % les hommes qui sont condamnés aux torts exclusifs dans le divorce pour faute, et
lorsqu'il y a une prestation compensatoire à payer (dans 15 % des divorces environ) c'est
à 98 % les hommes qui la payent.
Le mariage a été une
protection pour les pères avant mars 2002, les pères naturels n'ayant quasiment aucun
droit certain avant cette date. Mais grâce au rude combat mené par des associations
comme SOS PAPA pour que les Droits de l'Homme et de l'Enfant (notamment Convention
Internationale des Droits de l'Enfant) soient enfin respectés, désormais il n'est plus
besoin d'être marié pour conserver un droit à aimer et voir ses enfants après une
séparation d'avec la mère.
Le mariage est donc devenu un
attrape-nigauds de première avec les conditions aberrantes du divorce actuel, conditions
imposées par des lois mercantiles destinées à seulement enrichir une corporation
souvent peu utile, trop souvent même franchement nocive, surtout par rapport aux
conséquences pour les enfants, dans ces problèmes familiaux où la communication et
l'apaisement devraient primer (conciliations civiles, médiations, etc.).
Le pauvre homme qui s'était marié aura une chance sur deux d'être ruiné, après
sept ans de mariage en moyenne, par un divorce qui lui sera presque toujours imposé et
qui le dépouillera de la moitié des biens qu'il avait accumulé par un travail
consciencieux, qui l'obligera à payer une prestation compensatoire énorme pour ses
finances dans 15 % des cas et qui l'achèvera par le règlement d'honoraires d'un avocat
qui lui est imposé par la loi en France, et qui pratique néanmoins des tarifs...libres
tout en étant...obligatoire...! Tandis que la séparation de concubins non mariés
peut se faire, y compris au tribunal, y compris en présence d'enfants, de façon
intelligente, paisible et sans avocat.
Copyright Asso. SOS PAPA 78 - 2004
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