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Décembre
2007
Divorce
par consentement mutuel chez le notaire ?
Le quotidien
Le Figaro révèle ce 12 décembre le projet du président de la République
Nicolas Sarkozy de permettre aux époux de divorcer par consentement
mutuel chez le notaire.
C'est la
disposition qui avait été proposée aux notaires en 1999 par notre
fondateur Michel THIZON lors d'une audition au Conseil Supérieur du
Notariat à Paris.
Notre
président était alors accompagné de Maître Pascaline Saint-Arroman
PETROFF et avait exposé les anomalies du divorce et proposé aux notaires
de prendre en main les divorces par consentement mutuel.
La logique de cette proposition est évidente puisque, dans un divorce,
le passage chez le notaire est toujours obligatoire pour partager des
biens.
D'autre part, on sait combien le passage au tribunal devant un juge est
complexe, lent, source de développement de haine et de conflits et
combien il est ruineux du fait de l'obligation d'avocats aux
honoraires libres.
Les notaires, eux, établissent leurs honoraires sur la base de barèmes
nationaux et l'unicité du notaire permettra et même obligera les époux à
continuer à communiquer suffisamment au lieu de s'envoyer mutuellement
des correspondances d'avocats jeteuses d'huile sur le feu.
Il faut
s'attendre bien évidemment à une levée de bouclier des avocats et des
imbéciles habituels.
Les avocats, interrogés personnellement, affirment presque toujours que
ce ne sont pas les divorces qui les enrichissent. Pourtant, on verra ces
mêmes avocats hurler jusque dans la rue si le divorce par consentement
mutuel leur est retiré.
En réalité, le divorce est une manne financière juteuse pour cette
profession qui défend depuis toujours son obligation dans le divorce par
corporatisme mercantile, au mépris des conséquences des tensions sur les
époux et sur les enfants. On peut en effet estimer à près de un milliard
d'euros chaque année les honoraires que se partagent les avocats grâce
au divorce.
Chaque fois qu'une nouvelle loi sur le divorce est discutée au
Parlement, on voit immanquablement un petit facteur du lobby des avocats
tenter de forcer l'obligation d'avocat pour toutes les procédures, même
d'après-divorce ainsi que l'obligation de deux avocats pour le divorce
par consentement mutuel alors qu'un seul avocat commun est autorisé.
Il y a un certain nombre d'années, un avocat humoriste avait même
proposé que, puisque l'avocat était obligatoire dans le divorce, il
fallait un loi qui fasse obligation d'avocat dans le mariage !
D'autres
lobbies émettent également des avis d'une stupidité affligeante
lorsqu'il s'agit du divorce. Ainsi, régulièrement, les Associations
familiales d'obédience catholique, sous prétexte de "préserver le
mariage", font, dans un aveuglement et un fanatisme inouï des
propositions ou des oppositions qui dégraderaient encore plus la
situation. Ainsi, en s'opposant au droit des pères naturels pendant des
années, jusqu'en 2002, en s'opposant de nos jours à la résidence
alternée, des associations catholiques bornées font régulièrement le jeu
des ultraféministes hostiles au père et à l'homme et en définitive
ont... dégradé elles-mêmes la valeur et l'intérêt du mariage ! A un
point tel d'ailleurs que plus de la moitié des couples ne se marient
pas, le plus souvent par opposition de la femme qui était, et qui reste
assurée, une fois devenue mère, d'avoir la prééminence absolue sur les
enfants par habitude judiciaire.
Il est certain qu'on verra encore cette fois des associations comme les
Associations Familiales Catholiques (AFC) s'opposer au nouveau projet,
avec leurs concepts suicidaires, contribuant toujours plus à
l'affaiblissement des structures familiales en France. Ne serait-ce que
par les conflits incités par les procédures judiciaires créatrices de
tensions et de ruine financière qui sont si préjudiciables aux enfants
du divorce. |