janvier 2015

Education monoparentale des tueurs jihadistes

Avant son départ pour le chaos syrien, Kévin (nom de guerre : Ahmad Abou Maryam Al-Farancia) a connu une jeunesse erratique. Ses parents se séparent alors qu'il n'a que 2 ans. D’abord élevé par sa mère, il navigue ensuite de foyers en familles d'accueil, où il est séparé de ses frères. "J'ai grandi sans repères. Pendant longtemps, j'ai cherché qui j'étais", confie-t-il en 2013 à un membre de sa famille. L'adolescent ne voit ses parents que pendant les week-ends et les vacances. A la mosquée de Toulouse qu’il a fréquentée après s’être converti à l‘islam, il était proche de Mohammed Mehra (tuerie de Toulouse), autre délinquant multirécidiviste, fanatique, pur produit de l’éducation monoparentale.
Son profil est proche de celui de Medhi Nemmouche, lui-même délinquant multirécidiviste (Tuerie de Bruxelles), placé dès l'âge de 3 mois dans une famille d'accueil en raison de graves carences éducatives de la mère et soi-disant né de père inconnu. Il fera plus tard un séjour en Syrie.

...Et les deux frères Kouachi (tuerie à Charlie hebdo), rapidement délaissés par leur mère eux aussi et éduqués (balladés devrait-on dire ?) à gauche et à droite pendant l'enfance et dont l'un, qui tout petit n'a pas supporté la séparation de son père, se serait entraîné récemment au Yemen. Enfin, pour finir (pour l'instant...) : Amedy Coulibaly (tuerie des juifs de Vincennes), dont l'éducation n'a rien à envier à celle des autres.

Tous les pauvres petits quasi-orphelins de père, qu'il faut plaindre en général d'être privés d'une famille stable et aimante, ne deviennent pas des délinquants et des tueurs, mais il n'y a pas de hasard et lorsque des facteurs déstabilisateurs, comme l'intégrisme religieux, viennent s'ajouter au déséquilibre initial, le résultat peut être effrayant.

Il y a une bonne douzaine d’années, lorsque les présidents de SOS PAPA et de SOS PAPA Normandie étaient reçus à l’Assemblée nationale par une dizaine de femmes députées, membres d'un collectif féminin de l'Assemblée nationale, l’un d’eux faisait remarquer que l’absence de pères et de repères, que le manque de la référence et du lien structurant paternels conduisait trop souvent à la délinquance.
çà
n’a été alors qu’exclamations plus ou moins outrées et dénégations de la part de ces dames !

Des années plus tard, après les démonstrations de pères sur des grues, les ministres de la Justice et de la Famille ; Mesdames Taubira et Bertinoti, après avoir reçu SOS PAPA et d'autres en janvier 2013 n'ont donné aucune suite sérieuse à quoi que ce soit.

Continuez Mesdames les politiques, continuez,… Vous êtes sur la bonne voie pour pousser les structures de la société à se déliter en favorisant l'absence de père pour des centaines de milliers d'enfants ; par votre maternalisme possessif et aveugle, par vos refus de voter des lois favorisant l’égalité parentale et la préservation du rôle du père, par vos influences néfastes sur vos benêts de collègues masculins, par votre négationnisme sociétal et votre contentement de la position devenue minimaliste du père dans les familles disloquées au lieu de favoriser, encourager le maintien des liens enfant-père, en culpabilisant toujours plus les pères au lieu de les aider sincèrement à assumer leur rôle rendu plus difficile.
Mais ne vous plaignez pas maintenant, ni demain, des résultats…et ce n'est pas d'agiter des photocopies "je suis Charlie" dans les rues, ni de formater "à la laïcité" les enfants à l'école au lieu de les former à lire et écrire correctement qui résoudra le problème.