25 septembre 2018

                                              Lois sur la bioéthique

Selon la Convention Internationale des Droits de l'Enfant  (adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 20 novembre 1989) et ratifiée par la France, " l'enfant a le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux " (Art. 7-1).
Les parents biologiques responsables qui a priori aiment leur enfant sont au tout premier rang. L'ADN immuable, inaltérable qu'ils lui transmettent définit pour l'enfant son identité intime, son potentiel humain fondamental. Seule l'absence des parents ou leur incapacité nécessite des substituts parentaux. Encore faut-il que l'un ou l'autre des parents ne soit pas écarté de façon abusive.

Cela fait 25 ans que, dans un esprit de respect réel de l'intérêt supérieur de l'enfant, SOS PAPA propose que les mesures qui privent l'enfant d'un de ses parents, très généralement du père, soient profondément réformées. Il s'agit notamment :

- de l'accouchement sous X;

- de la déclaration de naissance "de père inconnu" sans recherche du père;

- de l'adoption par célibataire;

- du don anonyme de sperme.

L’indifférence pour ces problématiques a fait le lit des dérives conceptuelles et morales actuelles.

Le projet de loi "bioéthique" qui s'annonce pour 2019 violerait délibérément la Convention internationale puisqu'il envisage de donner accès à la procréation médicalement assistée pour les femmes célibataires (ou homosexuelles, ce qui revient au même).

De plus, ce projet exclurait d'emblée la gestation pour autrui (GPA) aux couples constitués ayant un problème de gestation mais fournissant leurs gamètes authentiques; maternel et paternel. (L'exclusion de la GPA, qui interdirait à un homme célibataire de devenir père, serait d'ailleurs sexuellement discriminatoire par rapport à la PMA accordée aux femmes célibataires).

Un "désir d'enfant" irrépressible ne devrait être satisfait que dans un esprit responsable et respectueux des droits de l'enfant et notamment de celui de connaître ses géniteurs. Il est alors très simple de faire un enfant !

La "marchandisation" du corps de la femme est évoquée sans cesse dans le cas de la GPA mais en réalité, c'est à la marchandisation effrénée de l'enfant que toutes les mesures envisagées concourent. D'ailleurs, la vraie mère dans le cas de la GPA est celle qui fournit son ovule, pas la nourrice qui prête son utérus, prêt généreux ou location aux frais justifiés. Quelle est la pire "marchandisation du corps de la femme" : celle de la nourrice qui allaite et vend son lait, la location courte durée d'un vagin quelques dizaines d'euros ou le prêt d'un utérus pour héberger la vie ? Le foetus y grandit en se nourrissant du sang placentaire. Le don d'organe ou de sang par prélèvement est moral mais le prêt d'organe et le don de sang intra-utérin ne le serait pas ?

N'oublions pas de dénoncer tous les trafics qui existent autour de l'adoption, qui participent de la marchandisation internationale de l'enfant et qui ont contribué à l'émergence d'un prétendu droit A l'enfant au mépris des droits DE l'enfant.

La passivité complice de TOUS les organismes depuis 25 ans par rapport aux propositions de SOS PAPA de corriger les anomalies de notre législation ; comme les partis politiques, l'UNAF (Union nationale des associations familiales), l'épiscopat français, les "grandes" associations liées à l'enfance,... a donné la possibilité à des activistes minoritaires et leurs alliés idéologiques de marchandiser encore plus l'enfant, en minimisant toujours plus la place du père dans un environnement légal et judiciaire déjà discriminatoire. 

Ce n'est pas un hasard si les suicides de pères sont estimées entre 1.200 à 1.500 par an à la suite des souffrances subies, des injustices, dans le cadre des séparations.

Les pratiques sociales et judiciaires conduisent à de nombreuses ruptures du lien père-enfant. Les refus de présenter régulièrement les enfants aux pères qui ne demandent qu’à aimer et éduquer les enfants desquels ils ont été séparés, les obstacles qui leurs sont imposés, sont nuisibles et cruels, autant pour les enfants que pour leur père. Au moins un demi-million d’enfants voient leur père moins d’une fois par mois (parfois seulement à Noël !) ou plus jamais (Près d’un enfant mineur de parents séparés sur dix ne voit jamais son père. Population & sociétés n° 500, 2013, INED).

Les déséquilibres psychologiques des enfants qui résultent du processus de rupture et qui entretiennent la chaîne infernale ; échec scolaire, drogue, suicide ou délinquance, sont niés. Pourtant, aux extrêmes, Mohamed MERAH et les cinq terroristes de nationalité française suivants, jusqu’au récent tchéchène près de l’Opéra de Paris, ont TOUS été éduqués sans père.

M.T.