EDITO


par Michel Thizon
fondateur

Paru dans le magazine "SOS PAPA" n° 50 de juin 2003

AMOUR PATERNEL

Pour le père, le seul, le vrai père aimant et responsable, l’enfant est le fondement de sa responsabilité sociale et de sa destinée.

Sans enfant et sans idéal social, l’homme n’est qu’un aventurier, un conquérant, un séducteur, un jouisseur, un prédateur égocentré.

Pour l’homme qui est père, la présence de l’enfant lui insuffle par contre l’énergie de construire, de structurer l’environnement social pour celui-ci, de développer l’avenir, de se battre dans la vie et de se transcender pour autrui.

Pour un père, l’enfant est le prolongement de l’amour d’une femme, l’image charnelle de celle-ci, preuve et symbole d’un amour impérissable qui se transmet en chaîne ininterrompue de génération en génération.

Pour son père, l’enfant procède de l’éternité par la transmission des gènes paternels, propriété la plus intime et inaliénable, dépositaire de ses particularités physiques, de ses caractères, de ses traits, de son potentiel intellectuel, de tout ce qui est le plus authentiquement et directement lui-même.

L’enfant, fruit de l’amour et preuve vivante du pouvoir de procréer est l’orgueil de son père et sa justification d’exister, d’être.

 

Exclu, rejeté, coupé de l’enfant et de sa vie, le père éprouve une douleur analogue à l’amputation de ses membres. C’est une agression insupportable qui le rejette dans un sentiment de néant social. Condamné à une sorte de mort affective et sociale, il ne peut que se détourner des valeurs de la société ou déprimer, à défaut de se sentir en état de légitime défense et de combattre avec vigueur.

Pourtant des groupes de pression nombreux et actifs, pro-mères sans restriction, ou bien de minimisation et de dégradation du rôle et de la position psychologiques du père, ou même franchement anti-pères, sont à l’ouvrage sans interruption.

Le plus souvent ces lobbies irresponsables et aveugles sont nourris au sein même des structures sociales ou judiciaires dont les missions originales sont de servir les citoyens et de contribuer à l’équilibre de la société. Au lieu d’être porteurs de justice, de paix, d’avenir, ils ne portent que dégradation, haine et obscurantisme.

Mépriser et minimiser l’amour paternel qui est un ressort très fondamental de la structuration de la société et du développement de la civilisation procède d’un crime social contre l’humanité aux conséquences incalculables. Combattre ces ennemis de l’humanité est un devoir.

 

Copyright SOS PAPA 2003