Avril 2004 |
Par Michel THIZON, fondateur de SOS PAPA
La campagne intense de dénonciation des violences conjugales se poursuit dans nos grands médias sans que jamais ne soient évoquées celles subies par les hommes. Cette "sélectivité" confirme la discrimination anti-hommes, anti-pères qui règne dans la société occidentale depuis quelques décennies. Car si trop de femmes sont victimes de violences conjugales, beaucoup dhommes sont également victimes de cruautés mentales ou de violences. Les différences entre hommes et femmes sont évidentes et il est facile dadmettre que les violences physiques sont plus souvent le fait des hommes, la nature les ayant dotés dune musculature et dun système hormonal qui leur donnent une supériorité physique et une agressivité qui na pas toujours besoin de lalcool pour sexprimer. Néanmoins, les femmes ne sont pas en reste, pas toujours angéliques, et leurs armes, bien que différentes, peuvent également se révéler très efficaces et faire beaucoup de dégâts. Quand la haine et la vengeance les motivent, elles savent élaborer des plans redoutables. Il est communément admis que les violences physiques commises par les femmes sont dix fois moins fréquentes. (à légard du conjoint, mais à légard des enfants elles sont nettement majoritaires ( * ).
Certaines sont aussi violentes que les hommes, telle cette épouse ceinture noire de judo qui a fait subir impunément de savants étranglements à son mari ou celle qui, faisant 130 kg, lui "rentrait dedans" sauvagement, le projetant au mur et lui donnait des coups de poings. Sans parler des violences par personnes interposées : lamant que lon excite pour lui faire "casser la figure" au père qui vient chercher ses enfants ou encore les cousins à qui lon commande de défénestrer le mari qui fera trois mois dhôpital. Il y a aussi des violences physiques féminines qui sont "calculées", dans le cadre dun conflit du divorce. Par exemple, M. reçoit successivement trois gifles appuyées au cours dune discussion. Comme il ne répond pas à la première, les gifles suivantes sont de plus en plus violentes, jusquà lui faire très mal. Il finit par répondre à la dernière afin darrêter son épouse dans ses oeuvres. Il héritera ainsi deux mois plus tard dattestations de personnes inconnues qui certifient que peu après être sortie de chez lui, son épouse avait des marques rouges de doigts sur la joue et un léger hématome près de loeil...! Heureusement, aucun certificat médical nayant pu venir étayer cela, M. ne subira pas dautres conséquences de la provocation et gagnera tout de même le divorce pour faute lancé par son épouse. Mais combien sont victimes de ces tentatives ? Le taux de 80 % dhommes condamnés aux torts exclusifs dans les divorces pour faute contre seulement 20 % des femmes est très étonnant. Mais beaucoup de conjoints moins calmes et moins avisés tombent dans le piège et se retrouvent lourdement condamnés. Toutes ces femmes, qui ont porté le premier coup, viennent bien entendu alimenter létude féministe qui clame que "Une femme sur dix est victime de violences conjugales". Il y a pourtant aussi plus dun homme sur dix qui est victime de cruautés mentales ou de violences conjugales. En ce qui concerne les violences physiques, elles sont largement sous-estimées car il existe une pudeur dun homme blessé par une femme. Tel ce père blessé par des coups violents et griffé qui na donné aucune suite ou cet autre qui a retiré sa plainte "pour calmer la situation" - sur le conseil des avocats- après avoir reçu un coup de couteau de cuisine dans le bras. Si un homme se présente au commissariat pour porter plainte pour des coups ou pour une gifle reçue, les gros bras de service lui rient au nez. Si une femme se présente dans les mêmes conditions, sa plainte est prise avec empressement, surtout avec une larme à loeil. Si la brutalité et la domination physique, traits dominants chez certains hommes, sont sévèrement traquées désormais dans notre société, la perfidie et la cruauté mentale, traits dominants chez certaines femmes, sont encore largement tolérées. Les cruautés subies par les hommes ne les conduisent pas, pour les plus horribles dentre-elles, à lhôpital mais à la morgue après suicide. Là encore les chiffres ne sont pas expliqués : beaucoup plus dhommes que de femmes se suicident, de pères séparés que de mères séparées. Car les cruautés de loin les plus répandues que subissent les hommes sont celles infligées aux pères au sujet des enfants. 80 % des hommes sont des pères dont 12%, séparés ou divorcés en situation conflictuelle sont victimes, tantôt de soustraction denfant avant le jugement, tantôt de chantage à une pension alimentaire anormalement élevée pour continuer à voir les enfants, de dépouillement par le paiement de prestations compensatoires astronomiques et peu justifiées (payées à 98% par les hommes divorcés, à 2% par les épouses) ou de déménagement volontaire à grande distance pour éloigner les enfants, de refus de présenter les enfants aux vacances, de dénonciation mensongère de violences, parfois même dignobles mensonges dabus sexuel pour interrompre tout lien avec les enfants, dinnombrables formes de chantage, de dénigrement, etc. etc. Le lecteur ajoutera les perfidies et cruautés mentales et affectives quil connait mieux que quiconque pour les avoir vécues ou vues dans son entourage immédiat. Tout ceci se développe dans lindifférence la plus totale. Ou pire, au lieu de trouver un soutien auprès des autorités et de la justice, un accueil et un traitement de leur situation avec lintérêt quelle mérite, avec autant dattention que pour les femmes victimes de violences qui, elles, font lobjet de tous les soins, ces pères sont souvent maltraités avec la complicité de fonctionnaires, dacteurs sociaux ou de magistrats. Ces comportements anti-père sont désormais profondéments ancrés dans la société occidentale (Ils ne sont pas moins criticables, méprisables ni anti-démocratiques que ne le sont certains comportements vis à vis des femmes dans le monde oriental...L'Occident n'a vraiment aucune leçon à donner à personne.). Ils ne résultent pas du hasard mais de trente années de dénigrement et dincitation au mépris de lhomme (voir encadré ->) par une idéologie victorieuse de vengeance et de haine de lautre sexe. Des tabous doivent être levés et une prise de conscience urgente des effets pervers doit se faire dans toutes les couches de la société, à tous les niveaux du pouvoir, que celui-ci soit législatif, social, exécutif, judiciaire ou médiatique. A défaut la société ressemblera bientôt à un champ de bataille des sexes ou plus aucune valeur morale ne pourra pousser. |
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