|
Nouvelle rédaction
janvier 2003
Propositions
SOS PAPA
pour la famille
Ces 36 propositions sont issues dune nouvelle
formulation de celles de 1993 et complétées après celles qui ont été présentées à
la presse à Paris le 14 mars 1997. Elles ont été publiées dans le magazine SOS PAPA
n° 47 de décembre 2002. Comme les précédentes, elles seront largement diffusées aux
autorités et aux élus nationaux.
La version précédente de ces propositions avait été communiquée dans la
contribution écrite de SOS PAPA à la Conférence de la famille de juin 2000 rédigée à
la demande du Ministère de la Justice. Le document complet avait été remis notamment à
la totalité des Députés et Sénateurs.
Garantir aux enfants un divorce humain et apaisé
Les structures et
les pratiques judiciaires actuelles se révèlent incapables de gérer les séparations
parentales dans lintérêt réel des enfants. La tentative de conciliation prévue
dans la loi ne porte jamais sur les conséquences. Ainsi, les conflits se radicalisent au
lieu que loccasion soit saisie de susciter des accords pour le bien des enfants.
1 - Instituer deux formes de divorce :
" en accord " ou " en désaccord ", la seconde
forme pouvant intégrer la notion de faute éventuelle. Inciter les "divorces en
accord" (demandes conjointes et conciliations effectives réussies - par opposition
aux "guerres judiciaires") à moindre coût et sans que le ministère
davocat ne soit obligatoire comme actuellement, tandis que les honoraires sont
libres, ce qui est totalement incompatible avec une obligation légale et est immoral. Les
conseils juridiques (avocats, notaires) étant facultatifs ou restant nécessaires pour
les aspects matériels et les partages de biens.
2- Obligation de séances urgentes de conciliation
ou de médiation entre parents pour les situations où il existe des conflits vis à vis
des enfants et création de centres départementaux ou municipaux dinformation et de
préparation au divorce ou à la séparation.
3 - Publier mensuellement, par tribunal et par juge
les statistiques des décisions en matière dattribution de la résidence des
enfants, de lexercice de lautorité parentale et des droits accordés afin
dintroduire une transparence des comportements judiciaires et des conséquences qui
fait cruellement défaut.
4 - Rendre les juges civilement responsables de
leurs décisions et des conséquences en contrepartie de leur indépendance.
5 - Introduire, auprès de chaque Juge aux Affaires
Familiales, des civils, assesseurs ou élus; des parents garants des principes familiaux
et chargés dentretiens, dauditions, de conciliations, de médiations, de
suivis des conflits et de tout ce qui touche à lenfance et au droit parental. Ils
assistent les JAF y compris en audience et représentent effectivement la sensibilité
familiale et le contrôle populaire.
6 - Instaurer un guide national danalyse et
dobservations objectives pour les enquêtes sociales qui nont pas à émettre
de conclusion ni se substituer à la décision judiciaire.
Garantir
lexercice de lautorité parentale
Au nom de
"lintérêt de lenfant", tout peut être décidé et son contraire.
La notion dexercice de "lautorité parentale" reste indéfinie et
aucune sanction nexiste contre son viol délibéré et répétitif. Cest ainsi
que le parent qui assure légalement la résidence principale de lenfant décide
habituellement de tout sans aucun contrôle.
7 - Définir les concepts et les droits concrets
liés à la possession de "1autorité parentale".
8 - Définir des mesures pénales ou autres contre
le viol de lautorité parentale par un parent ou un tiers, au détriment des droits
de lautre parent.
9 - Identification et accord des deux parents
titulaires de lautorité parentale lors des inscriptions scolaires et communication
systématique effective des informations relatives à lenfant.
10 - Droit de vote et de candidature aux élections
scolaires pour chaque parent exerçant lautorité parentale, indépendamment de sa
condition sociale ou familiale.
11 - Restituer, par une procédure simplifiée,
lexercice de lautorité parentale aux 400.000 parents non coupables (dont
20.000 mères) encore privés de celle-ci car seulement divorcés avant la loi du 8
janvier 1993 ou bien pères naturels avant le 4 mars 2002.
Garantir les
relations entre lenfant et ses deux parents
Lenfant a le
droit en tant que personne dentretenir des relations avec ses deux parents
(Convention internationale des droits de lenfant) et cest un besoin vital pour
son équilibre.
12 - Décider la résidence alternée à tout âge,
avec une périodicité adaptée, lorsque la proximité et les conditions matérielles, de
soins et éducatives satisfaisantes existent chez chacun des parents
13- Introduire dans la loi la résidence programmée
avec des fréquences pluriannuelles pour les enfants dont les domiciles des parents sont
éloignés.
14 - Poursuites pénales contre le parent qui
soustrait lenfant à lautre parent plus de quinze jours, avant tout jugement,
pour créer une situation de fait aux yeux de la justice familiale et provoquant ainsi une
grave rupture des relations parent-enfant.
15 - Proposition judiciaire systématique de
changement de résidence à lautre parent qui en présente les capacités
lorsquun parent détenteur de la résidence principale se livre à des
non-représentations denfant.
16 - Astreinte ou amende civile en cas de
non-représentations denfant ou poursuites judiciaires effectives contre celles-ci
aussi sévèrement que contre les non-paiements de pension alimentaire.
17 - Changement de lattribution de la
résidence principale lorsquun parent "gardien" a déménagé ou organisé
léloignement de lenfant sans motif impératif, à une distance qui entrave
les visites du parent "non-gardien" ou met obstacle à la résidence alternée.
18 - Déplacements et frais de voyage pour les
échanges de lenfant à la charge du parent qui a volontairement éloigné
lenfant de son domicile initial. En règle générale, partage des frais.
19 - Obligation sous astreinte, faite au parent
nayant pas la résidence de lenfant et nayant pas exercé ses droits de
visite trois fois consécutives sans motif majeur, de les exercer si celui-ci en a les
moyens matériels, financiers et la disponibilité.
20 - Interdiction de soumettre à une surveillance
psychologique dans un point-rencontre, contre leur gré, un enfant et son parent qui
na subi aucune condamnation ni aucune mise en examen, sous prétexte de refus des
visites par lautre parent ou de conflits lors des échanges. Remplacement de ces
mesures par des tiers assermentés ou agréés qui vont chercher puis remettre
lenfant au domicile principal.
21 - Communication entre les JAF et le Parquet et
poursuite systématique de toute personne sétant livrée à des faux témoignages
ou des fausses accusations en vue de limiter les droits de visite et dhébergement
dun parent, y compris les avocats.
22 - Introduire systématiquement dans les jugements
les conditions de communication téléphonique entre les enfants et le parent exclu de la
vie quotidienne de lenfant.
23 - Introduire systématiquement dans les jugements
des droits de visite et dhébergement les mercredis ainsi que les jours fériés et
les "ponts" attenant à une fin de semaine, selon les capacités daccueil
des parents.
Garantir
léquité en matière de charges et dallocations
Les pensions et
prestations sont déterminées de façon empirique et les conditions des "bons"
parents "non-gardiens", vis à vis de la Sécurité sociale, des Allocations
familiales, du Fisc, de la SNCF,... sont discriminatoires alors quils logent,
hébergent et prennent soin denfants, souvent plus de cent jours par an, ils
subissent, à revenu net strictement égal, les mêmes traitements fiscaux et sociaux que
des célibataires sans enfant ou même que des mauvais parents "non-gardiens"
qui nexercent jamais leurs droits de visite et dhébergement.
24 - Rédaction dun guide officiel de calcul
pour la détermination des pensions alimentaires, comportant des données fixes et des
données variables et permettant lappréciation plus objective de toutes les sortes
de situations, aussi précisément que pour limpôt sur le revenu.
25 - Réévaluation en délai durgence de
moins de trente jours des pensions alimentaires à la suite de pertes brutales de revenus.
26 - Condamnation au paiement dune prestation
compensatoire des seuls divorcés aux torts exclusifs, sur la base du seul capital
existant au moment du divorce et dun barème national.
27 - Inscription effective sur la carte de
sécurité sociale de chacun des parents pour tout enfant, afin quil soit soigné
pendant vacances et week-end avec assurance de remboursement.
28 - Attribution de parts dallocations
familiales, dallocations logement et accès normal aux logements sociaux en famille
pour tout parent qui loge et héberge des enfants, y compris au titre de droits de visite
et dhébergement.
29 - Attribution de parts
dimpôts (quotient familial) pour tout parent qui loge et héberge un enfant plus de
soixante jours par an.
30 - Maintien du montant global des allocations
familiales pour toutes les familles dont les enfants sont partagés entre le père et la
mère.
31 - Accorder aux deux parents séparés, de famille
nombreuse, les mêmes droits en matière de réduction des tarifs SNCF.
Garantir à lenfant sa filiation et ses
origines
La Convention internationale des droits de
lenfant lui garantit la connaissance de ses origines.
32 - Obligation faite à la mère naturelle, de
déclarer à la naissance le ou les pères présumés, puis mise en uvre par les
autorités de procédures de contrôles génétiques si nécessaire. Non attribution des
allocations familiales aux mères qui refusent la déclaration ou font de fausses
déclarations.
33 - Abrogation de larticle 16-11 du Code
civil qui interdit laccès libre aux analyses génétiques. Accès libre aux
analyses pour un couple et lenfant mineur, et pour un homme et un enfant à partir
de lâge de douze ans. Ordonnance danalyses à la demande de tout enfant de
plus de 12 ans.
34 - Reconnaissance du droit de lenfant à
connaître ses origines et suppression de laccouchement sous X. Les procédures
dabandon et dadoption étant suffisantes pour résoudre toutes situations.
Proposition devra être faite au père, recherché, de prendre lenfant en charge.
35 - Enregistrement dans un fichier national des
identités des donneurs de sperme ou dovule et accès libre aux informations le
concernant par tout enfant issu dinsémination ou de manipulation dovule dès
lâge de douze ans.
36 - Autorisation des seules adoptions qui assurent
et un père et une mère de substitution à lenfant, et réglementation plus
sévère des adoptions denfants étrangers qui génèrent des trafics humains.
Copyright SOS PAPA 2002/2003
|