| Témoignage n° 34
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Un mécanisme totalitaire
bien réglé !A côté des effets dannonce du pouvoir
politico-judiciaire qui promet la réhabilitation du père dans la société, la réalité
quotidienne est encore souvent aussi noire quaux pires heures de loppression.
La naissance en 1996
du fils de M. D a dabord été tenue secrète par son ex-amie. Il obtient par la
suite quatre ordonnances lui attribuant lexercice de lautorité parentale
ainsi que les droits de visite et dhébergement.
En 1999, la mère
séloigne de la région parisenne pour une ville du Sud-Ouest. Le 15 décembre 2000,
elle confirme enfin par courrier quelle mettra lenfant dans lavion pour
Paris, billet payé par le père. Le 30 décembre, un télégramme linforme :
"Je ne pourrai pas te donner L."
Le père se rend sur
place, à 700 km.: portes et volets clos. A la gendarmerie où il veut déposer plainte,
on lui annonce à son grand étonnement quune plainte pour sévices sexuels a été
déposée par la mère.
En février 2001 :
citation directe de la mère pour non-représentation denfant. Le juge demande au
Procureur ce quil en est de la plainte pour sévices sexuels qui répond géné:
"Je nen sais rien, je vais enquêter" Affaire renvoyée ! Coût pour le
père : 16.000 F pour rien. (Renvoyée sans cesse, elle est toujours pendante à ce jour).
La mère dépose un
référé début juillet 2001 pour supprimer tout droit de visite. A laudience, le
juge sort une expertise du pédopsychiatre hospitalier requis par la gendarmerie :
"Les indicateurs de crédibilité des allégations de sévices sexuels ne sont pas
vérifiés. Les faits allégués sont souvent contradictoires et portent trop souvent la
marque dune victimisation forcée malgré certains indice initiaux. Les
répercussions des faits relatés par lenfant et son entourage constituent une
menace pour le dévelop-pement harmonieux de L. Les capacités dattachement de
celui-ci simprègnent des angoisses parentales, sous forme dinquiètude et de
peur dêtre abandonné et anéanti tel que lenfant lexprime à travers
ses terreurs nocturnes, ses jeux et ses dessins. Le risque est ici une mauvaise
structuration des processus identitaires de lenfant. Il conviendrait donc
détudier les formes daide et de protection thérapeu-tique et sociales pour
assurer à L. le développement harmonieux de sa personnalité pourtant revendiquée par
tous."
La mère est donc
déboutée et doit remettre lenfant le lendemain pour les vacances.
A laéroport, la mère et la grand-mère sont entourées par la police, le père
accueilli avec méfiance. "Vous devez donnez le lieu et le téléphone de
lendroit où vous allez". Agacé, le père contacte le Procureur qui se met en
relation avec le commissaire. Changement radical dattitude. Père et enfant qui ne
se sont pas vu depuis neuf mois peuvent partir enfin.
Plus tard, le père
sera convoqué à son commissariat. La plainte de la mère a suivi son cours parallèle !
Une jeune femme officier de police le reçoit. Depuis le début de ses déboires, il
na encore jamais eu affaire à un seul homme. Elle lui annonce : "Normalement,
si on suit la procédure, on doit vous mettre en garde à vue".
Le père proteste en évoquant lexpertise, les jugements en sa faveur. "Ici
nous sommes la Police, pas le Juge ou le procureur. On fait notre travail".
Linterrogatoire
dure cinq heures avec des questions du genre : Est-ce que vous vous promenez nu chez vous
? Quelles sont vos habitudes sexuelles ? Aimez-vous les hommes ? Etes-vous attiré par les
petits garçons ? Est-ce que votre fils dort dans votre lit ? Le massez-vous sur les
parties génitales après son bain ? Etc. etc.
Puis la policière
lui montre le dossier de son ex-amie : 30 cm de haut, avec une multitude
dattestations de tous les voisins et amis de la mère et de la grand-mère, un
certificat dun psychologue, dun sophrologue, dun psychiatre. Tous ces
gens que M. D na jamais vu de sa vie témoignant quil est une ordure !
Deux poids et deux
mesures pour deux plaintes. La plus fantaisiste et nocive, la maternelle, étant la seule
traitée !
Et un enfant traumatisé de plus, Un
!
2001 |
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