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Je suis le
papa d'un garçon de 6 ans, dont j'ai la garde. Je fais partie des 8%.
Sa mère a de sérieux problèmes psychiatriques. Malgré un internement, en 2000, le JAF
lui a confié la garde provisoire et a ordonné une expertise. L'expertise déposée
quatre mois après concluait sans ambiguïté que la garde lui fût retirée, tout en lui
laissant un droit de visite étendu. Evidemment c'est la mère
Ma première demande de garde remonte à 2000, alors que l'enfant avait deux ans. Je l'ai
obtenue en 2002 après que la mère eut employé tous les artifices de la procédure pour
ralentir la justice, espérant ainsi rendre " de fait " la garde
provisoire qui lui avait été accordée.
Miraculeusement cela n'a pas marché pour elle et l'avis des experts a été suivi. Mais
que de mauvais sang, que de mensonges, que d'inquiétudes, sans parler des honoraires
astronomiques des avocats.
En août 2002, mon fils est parti en vacances chez sa mère, puis il l'a vue un week-end
de trois jours les 1er, 3ème et 5ème week-ends du mois.
Chaque remise de l'enfant était un enfer.
En novembre 2002, la mère a déposé plainte pour, je vous le donne en mille :
agression sexuelle.
La brigade des mineurs a enquêté, m'a blanchi, en notant au passage que la mère de mon
fils avait de sérieux problèmes. Le Parquet a classé. J'ai eu la chance que d'autres
n'ont pas eue car j'aurais pu finir en tôle.
Mais je savais que cela ne s'arrêterait pas là. La logique de la mère voulait
évidemment que si l'enfant était en danger, elle dût le sauver. J'étais donc certain
qu'au droit de visite de Noël, je ne le reverrais plus.
J'ai donc saisi un JAF, j'ai été débouté, bien que la mère de l'enfant ait dit
clairement devant ce JAF qu'elle l'enlèverait pour le sauver. J'ai saisi un juge des
enfants qui s'est déclaré incompétent. Pourtant il y avait bien danger. J'ai alerté le
Parquet, personne n'a bougé.
Et ça n'a pas raté, le 28 décembre 2002, mon fils était enlevé.
Je passe sur les péripéties, la mère est allée se réfugier à l'étranger et a fini
par revenir et rendre l'enfant après avoir fait
un jour de prison. Les
grands-parents maternels complices n'ont même pas été inquiétés.
A cette occasion, j'ai appris que TOUS les droits de visites que mon fils avait passé
avec sa mère d'août à décembre 2002 avaient été consacrés à des visites chez des
psys et pédo-psys pour démontrer qu'il était abusé sexuellement.
Mon fils est donc revenu vivre avec moi en mars 2003. Cette fois le même JAF, furieux de
s'être fait posséder a ordonné que les droits de visites soient médiatisés, et qu'une
nouvelle expertise soit conduite.
Cette expertise a conclu que les droits de visites devaient continuer à être
médiatisés, que la mère serait bien avisée de suivre une thérapie et qu'il faudrait
maintenant laisser cet enfant tranquille. Plus de psys, plus d'expertise : la paix et
la normalité.
Mais ce n'était pas fini. Voilà que le Juge des Enfants (ce n'est pas le même que le
JAF), celui-là même que j'avais contacté quand il y avait péril en la demeure et qui
s'était déclaré incompétent, entre en scène en mai 2003 et, soudain compétent,
ordonne une expertise clinique de l'enfant " pour vérifier la notion de
danger ".
Il confie cette nouvelle expertise à une obscure association dirigée par une obscure
psychologue qui uvre dans une chambre de bonne à la Bastille.
Immédiatement celle-ci veut se lancer dans une médiation familiale et n'en démord pas.
Mais comment peut-on envisager une médiation familiale, quand la mère persiste et signe
dans des accusations ignobles. Cela ne fait rien, l'obscure psychologue poursuit. J'ai
beau lui faire valoir que mon fils en assez subi, elle ne veut rien savoir. Elle se
décrit comme une sorte de contre-experte, nommée par le Juge des Enfants, plus puissante
que le JAF (sic).
Tout ceci se termine au clash quand elle exige de voir l'enfant avec la mère pour
" qu'il explique devant sa mère où il veut vivre et comment il conçoit
l'avenir ". Cela ne s'invente pas ! Du haut de ses cinq ans, il devrait
ainsi décider de son existence en prenant parti pour un de ses parents devant sa mère
qui l'a enlevée.
J'ai refusé et on imagine le rapport abominable que cette obscure psychologue a commis,
prenant fait et cause pour la mère, relayant ses accusations les plus délirantes et me
traînant dans la boue.
Nous revoici avec mon fils, sa mère et la psy devant le Juge des Enfants qui, coup de
chance, a changé entre-temps. Celui-ci ne voit pas du tout les choses de la même
manière : il estime la médiation impossible, l'enfant bien traité et décide de
clôturer le dossier au grand dam de la mère qui voulait multiplier AEMO et autres
expertises.
La mère de mon fils a évidemment fait appel et a été déboutée en juillet 2004.
Aujourd'hui, en octobre 2004, mon fils va bien, il est en CE1, mais ce n'est pas fini. Ce
ne sera jamais fini. Sa mère continue les procédures judiciaires à bon compte
puisqu'elle utilise l'aide juridictionnelle.
Quand je suis épuisé, je regarde une petite voisine dont la mère a aussi des problèmes
et dont le père n'ose pas demander la garde. Elle a 9 ans et ne va vraiment pas bien. Si
je n'avais rien fait, mon fils serait peut-être comme elle.
Question : pensez-vous que si les rôles avaient été inversés, moi le père
interné, traînant mon fils chez les tous les médecins possibles, proférant des
accusations délirantes contre la mère, enlevant l'enfant pendant trois mois à
l'étranger, j'aurais encore le droit ne serait-ce que de le regarder et de continuer à
ester en justice contre sa mère ? Serais-je seulement d'ailleurs en liberté ??
Pas de regret. Mon petit bout vaut bien ça.
Courage à tous.
2004 - Jean F (Mantes)
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