Novembre 2005EXTRAITS DU MAGAZINE " SOS PAPA "
Editoriaux de Michel THIZON, fondateur
de "SOS PAPA"
GENDARMES ET GENDARMETTES - Edito, décembre 2001
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Le taux des dislocations familiales conflictuelles, qui entraînent bien plus fréquemment
une rupture avec le père, est trois fois plus élevé dans nos banlieues que dans les
quartiers peuplés de cadres supérieurs. Par ailleurs, les foyers monoparentaux pullulent
dans ces mêmes quartiers défavorisés.
Les familles d'origine étrangère, qui y ont été concentrées, aux traditions
familiales différentes, sont déstabilisées par la minimisation du rôle du père dans
notre civilisation.
Les services sociaux, infestés par un féminisme fondamentaliste, trouvent dans ces
lieux, où le niveau culturel est insuffisant pour faire barrage à leurs incitations
nocives, un terrain privilégié de déstructuration familiale et d'éviction des pères.
Les mères étrangères sont ainsi entraînées à écarter les pères de leurs enfants
pour vivre relativement mieux que dans leur pays d'origine avec les fonds de protection de
l'enfance et les allocations.
La Justice condamne mollement les non-représentations d'enfant mais sévèrement les
seuls non-paiements de pension alimentaire, dans une conception purement économique de la
famille ! La Gendarmerie et la Police judiciaire, aux ordres de cette Justice,
n'interviennent jamais pour les refus de présenter les enfants aux pères et entravent
les dépôts de plaintes (qui seront par ailleurs classées sans suite par cette même
Justice). Elles génèrent ainsi elles-mêmes, de manière très perverse et inconsciente,
les petits délinquants sans père ni repère qui vont alimenter les activités diurnes et
nocturnes de leurs collègues à la décennie suivante. La seule réponse de nos
gouvernants est de remplacer les millions de pères manquants par quelques milliers de
policiers de proximité débordés et impuissants.
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Tout ceci est dérisoire et irresponsable.
L' ERREUR COLLECTIVE - Edito, juillet 1991
Il paraît, selon les déclarations faites par le ministre de la santé à l'Assemblée
nationale, que la mort des hémophiles transfusés avec du sang chargé de virus du SIDA
serait essentiellement due à une " erreur collective
d'appréciation. "
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Le problème devenu insoluble de la concentration des immigrés dans les banlieues est-il
dû à une " erreur collective d'appréciation ? "
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Dira-t-on bientôt de la société française, lorsque sa situation sera devenue
catastrophique après destruction de la famille par affaiblissement excessif du lien père
enfant et des droits de ceux-ci, que cela a été dû à une "erreur collective
d'appréciation " ?
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Je donne aux divers responsables de " l'erreur collective
d'appréciation " rendez-vous avec l'histoire de la société française.
BIENTOT : LA JUNGLE ADO - Edito, septembre 1997
Sans père ni repères, des ados se font chaque année de plus en plus remarquer par
des violences caractéristiques.
Les média nous en abreuvent avec délectation quand ils n'ont plus d'événement tragique
à se mettre sous la dent.
Ce n'est que pour nous cacher la situation familiale de ces
délinquants d'un nouveau genre - qui commencent leurs uvres barbares désormais
avant l'âge de dix ans - que l'autocensure de ces média se met en branle. Sauf cas
exceptionnel comme à Marseille, pour le meurtre du petit Nicolas, où l'on a su tout de
même que le meurtrier de 17 ans ne s'était jamais remis de la perte de son père.
Mais dans la "profession de justice"
on préfère taire ces causes profondes de la montée irrésistible de la violence ado;
idéologie anti-père oblige!
Le juge des enfants à Bobigny, a trouvé, lui, la
solution et l'a exprimée à la télévision; il faut plus d'argent pour la justice des
enfants ! C'est à dire pour les juges, pour les éducateurs-erzatz-de-père au
pauvre niveau de formation et de murs et pour les emplois dans les établissements
dits spécialisés.
Quant à rétablir l'influence paternelle en modifiant les comportements des procureurs
qui classent sans suite les plaintes pour non-représentations d'enfant au père, ou
en modifiant les lois et les pratiques désastreuses de la justice
familiale, pas un juge médiatique pour en faire la promotion sur les ondes !
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ALLOCATIONS ET PéPés - Edito, juin 1997
En voulant nommer 35.000 P.P. (Policiers de Proximité) dans les quartiers agités où
l'absence de pères, de repères et d'autorité familiale font cruellement défaut (II n'y
aurait même plus assez de "Grands frères" pour jouer ce rôle...), le
Gouvernement prétend-t-il remplacer les pères par des fonctionnaires ? L'éradication
des pères lors des divorces et des séparations, voulue par ceux que Evelyne SULLEROT
appelle les "idéologues néo-progressistes", profondément anti-famille
et anti-père, commençait pourtant à "porter ses fruits" de destruction
sociale !.
Mais où le gouvernement apparaît singulièrement naïf ; c'est que ce n'est pas de
35.000 PéPés dont la France manque mais tout simplement de un ou deux millions de pères
exclus.
TOUS SOUS-DEVELOPPÉS - Edito, juin 2002
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Certains commencent à comprendre, avec des années de retard sur nous, que l'insécurité
est très liée à la déstructuration des familles et des liens familiaux. Toutefois, à
la télévision, on se garde de trop faire le rapprochement de peur de perdre les voix
féministes. En fait, les français se sentent mal dans leur civilisation. Leur mal de
vivre n'est pas économique puisque le pays est riche. Leur délinquance n'est pas issue
de la pauvreté économique, c'est celle de la pauvreté et du sous-développement
familiaux. Sur d'autres continents, c'est le sous-développement économique qui rend la
vie difficile à des familles soudées. Chaque pays assume son sous-développement
spécifique...
POLITIQUE FAMILIALE - Edito, décembre 1994
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Quand, nos politiciens parviendront-ils à comprendre que les structures familiales
sont vraiment les structures fondamentales des sociétés humaines ? Les
multiples sondages des jeunes et moins jeunes, qui confirment chaque fois à une large
majorité l'attachement à la famille, ne parviendront-ils donc pas à éclaircir les
perceptions embrumées de nos élus ? L'éradication du père, au sein de notre société,
à laquelle ils apportent leur concours et leur complicité, continue à
affaiblir ses structures, à développer de nouvelles branches d'exclusions. Leur
ignorance du sens de ce qu'est la démocratie familiale et de la nécessité de
l'égalité parentale dans la famille les conduit à déséquilibrer encore plus celle-ci
lorsqu'il leur vient à l'idée de la renforcer par une loi... La société
glissera-t-elle vers un miasme social, finira-t-elle par exploser, ou bien serons-nous
entendus ?
LES LYCEENS CONTRE L'ETAT - Edito, décembre 1998
Dernièrement, notre premier ministre
s'étonnait, sans comprendre, que ce soit contre l'Etat que les lycéens
manifestaient !
En réalité, contre qui d'autre pourrait-ils bien manifester ?
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Si l'Etat est incapable de comprendre les déviances antidémocratiques qu'il instaure,
incapable de rétablir le rôle des pères et des familles, s'accaparant la vie privée
des individus, développant les postes de substituts parentaux, tentant de dresser les
enfants contre l'autorité et la responsabilité de leurs parents, alors qu'il
assume !
Il aura contre lui les pères et les enfants de tous âges. Nous sommes avec les
lycéens ! Et bientôt avec les enfants des écoles primaires qui ne manqueront pas
de revendiquer et de défiler à leur tour.
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LE BON RACISME - Edito, décembre 1996
La discrimination sociale et judiciaire anti-Père s'accentue,
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Un racisme qui devient institutionnel n'est pas conjoncturel ou anecdotique. Il n'est pas
innocent. Il annonce bien pire.
C'est une situation grave car les discriminations les plus efficaces sont celles qu'on ne
voit pas venir. Leur justification populaire obtenue par la propagande permet alors un
enracinement profond.
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Ceci ne correspond ni aux aspirations ni aux besoins des millions d'enfants abandonnés à
la monoparentalité qui feront payer très cher à la société les privations affectives
et les déséquilibres qu'elle leur fait subir. Cela commence déjà dans les banlieues
où les enfants du divorce sont si nombreux et, en plus, défavorisés.
Cela se terminera mal car aucune force d'équilibre social respectueuse du Droit, des
valeurs républicaines, de l'Enfant ou de l'Homme n'émerge actuellement dans notre
civilisation Ouest-occidentale.
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